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Asgeir, In the Silence

jeudi 1 mai 2014



Asgeir, c’est doux, c’est frais, c’est plaisant. On se laisse aller à ses charmantes mélodies. Comme un souffle dans le cou, on frissonne, on ferme les paupières, on fait une pause et on ressent la musique… L’Islande est le berceau d’artistes atypiques aux univers forts tous plus beaux les uns que les autres (Sigur Ros, Björk...). Ils touchent forcément, il y a cette profondeur, cette poésie qui nous élève. Vous avez sûrement entendu le premier titre King and Cross à la fois étonnant et réjouissant par ses rythmes et cette gracieuse voix en écho. Pour plus de mélancolie, Going Home  vous  fera ce petit pincement au cœur que l’on aime ressentir quand nos sens sont en émoi. Prenez le temps de vivre ce moment, vous ne serez pas déçus.

J'ai découvert cet album il y a quelques mois mais il est toujours présent dans ma playlist du moment. Asgeir sera au festival We Love Green à la fin du mois… 

FIRST AID KIT

jeudi 26 décembre 2013


Mon premier cadeau de Noël fut un texto, oui un petite message de Clément m’envoyant le nom d’une de ces perles musicales qu’il est bon de partager.
Depuis la réception de cette missive, je ne cesse d’écouter FIRST AID KIT.
Un peu de folk, un peu de mélancolie, un peu de douceur, bande son parfaite de Noël.
Comme il est bon de se mettre au coin du feu et de se laisser bercer par les mélodies. 

Ce groupe suédois est une belle histoire, l’histoire de l’envol de deux sœurs, Johanna et Klara Söderberg, découvertes sur Youtube jouant un titre de Fleet Foxes dans la forêt…
J’ai surtout écouté leur dernier album The Lion’s Roar dont je vous laisse découvrir et apprécier cet extrait...

Faites vous plaisir et allez faire une petit tour sur leur site officiel : PAR ICI

Je vous souhaite également mes Meilleurs Vœux !!!






Top Of The Lake

mercredi 27 novembre 2013


Mini-série produite et réalisée par Jane Campion.

J'aime l'univers de Jane Campion, alors quand j'ai su qu'elle réalisait une série, je m'y suis jetée dessus sans trop de crainte tant je fais confiance à son talent. 
Le mot qui me vient c’est « atmosphère »,  dès les premières minutes on est happé par l’ambiance de cette série. L’intrigue se passe au cœur de la Nouvelle-Zélande, là où les hommes sont finalement minuscules face à une nature majestueuse, qui nous éblouit à chaque plan. La beauté d'un lieu n'excluant pas la laideur de certains de ses hôtes...
Thriller bien ficelé, mené par une actrice formidable, Elisabeth Moss, déjà remarquable en jeune publicitaire dans Man Men. Jeune détective touchante, déterminée, à fleur de peau, qui nous donne envie de percer avec elle les arcanes de cette bourgade singulière, obscure et  mystérieuse.

Mention spéciale à une magnifique scène sous les airs de Bjork.






Masters of Sex, de Michelle Ashford

mardi 15 octobre 2013



J’ai découvert, au détour d’un article de Pierre Langlais (spécialiste des séries chez Télérama) la série Masters of Sex.
Elle débute à peine aux Etats Unis, je n’ai pu visionner que deux épisodes, mais je suis déjà totalement conquise. J’attends les suivants avec impatience (un épisode d’environ une heure par semaine… L’attente est longue mais le plaisir n’est que plus grand).
Dans un décor à la Mad Men, l’action se déroule dans les années 50, nous suivons le grand gynécologue obstétricien William Masters et son assistante, Virginia Johnson dans leur quête pour comprendre les comportements sexuels de leurs pairs. Recherches scientifiques jugées scandaleuses dans une société encore conservatrice. Ils vont devoir braver les interdits pour mener à bien leurs explorations…
Les deux personnages principaux sont complexes, le scénario est intelligent, chaque épisode est riche et brillant, on ne se lasse pas d’appréhender chaque détail visuel de l’époque (mode, déco, mœurs…).  Les acteurs sont vraiment très bons et dès les premières minutes nous pénétrons dans l’univers très particulier de Masters of Sex.

Une série proche du cinéma, moins consommable qu'une série ordinaire mais plus réfléchie.


la vie d'Adèle d'Abdellatif Kechiche

jeudi 10 octobre 2013


C’est l‘histoire d’une rencontre, « LA » rencontre qui change une vie, une histoire d’amour bien sûr, de passion, de découverte, de soi, de l’autre.
Dès les premières images, le spectateur regarde Adèle de près, la caméra se place à quelques centimètres de son visage, si bien, que l’on distingue parfaitement ses expressions, on voit tout, on ressent tout avec elle. Son grain de peau n’aura plus de secret pour nous à la fin des trois heures de film. Et cela fonctionne, on se sent proche, on s’attache à elle au fil des minutes, elle nous touche. 
Léa Seydoux, Emma dans le film, est plus lointaine me semble t’il, second rôle fort mais distant, son personnage est abordé différemment, on l’observe seulement avec les yeux d’Adèle.  
Plus que l’homosexualité, ce film aborde plusieurs problématiques comme la vie de couple, la différence de milieu d’appartenance (une différence qui va malheureusement peser dans la balance défavorablement) et puis le chagrin d’amour, la perte, le vide.
On pourrait regretter que certaines scènes d’ébats amoureux soient trop longues, n’amenant finalement  rien de plus au propos. Le cinéaste a peut-être voulu insister sur la découverte des corps, le charnel, la jouissance dans toute sa splendeur.
Malgré les polémiques entendues ici ou là dans la presse, j’ai trouvé la caméra de ce réalisateur bienveillante, sublimant les deux actrices, sans artifice, toujours au plus près de la vérité. 

Cette histoire on y croit, on est dedans, du début à la fin. C’est beau, dur, cru, vrai, heureux, triste, intense, un film au sommet.





Tour Paris 13

mardi 8 octobre 2013

#tourparis13


Vous avez sans doute entendu parlé de ce majestueux, éphémère et exceptionnel projet de street art en plein coeur de Paris.
Pas besoin de grands discours la video de présentation vous donnera sans aucun doute envie de le découvrir.




Le point négatif sera sans conteste la file d'attente interminable provoquée par le nombre limité de personnes autorisées à y pénétrer simultanément... Mais avec de la patience ce désagrément se transformera finalement en avantage, car lors de la visite on navigue quasiment seul à travers les pièces pouvant ainsi jouer avec l'espace et la distance afin de bien percevoir ce que l'artiste a voulu nous montrer sans être gêné comme dans une exposition ordinaire par la horde de personnes qui ont eu la même idée que vous. De ce fait, je me suis sentie très libre, en arpentant les neuf étages. J'ai eu beaucoup de chance de pénétrer dans ces pièces transformées en oeuvre d'art racontant chacune un univers, une histoire. La grande force de ce projet est son caractère éphémère, on sait pertinemment que tout cela va disparaître dans un mois, alors, on prend le temps de regarder, d'apprécier, de ressentir car on veut que ça reste gravé longtemps...
Cet article c'est aussi pour continuer à faire vivre ces oeuvres qui m'ont fascinée. 
J'espère que vous apprécierez.  




Le temps de l'aventure, de Jérôme Bonnell

vendredi 27 septembre 2013



Et si, le temps d’une journée, nous mettions notre quotidien entre parenthèses, pour vivre le moment présent, accepter ce qui s’offre à nous, comme un cadeau, sans se poser trop de questions, avec comme seul guide notre instinct.

Alix prend le train de Calais à Paris et croise le regard d’un étranger, de cet instant troublant découlera une journée d’errance parisienne, un peu folle, insensée, libre et belle. C’est sa rareté, son caractère éphémère, qui la rendra mémorable et précieuse.

Très belle histoire de rencontre, deux acteurs extraordinaires, un moment de beauté, une journée que l’on aimerait ne pas voir se terminer… 

If You Wait, London Grammar

jeudi 12 septembre 2013




Après If You Leave de Daughter, il y a If You Wait de London Grammar. C’est d’ailleurs un ami qui m’a conseillé d'écouter la musique de ce groupe en me dévoilant des similitudes avec le remarquable album de Daughter. Après vous avoir défendu l'album du printemps, je vous recommande aujourd'hui celui de la fin de l'été, voire de l'automne... J’ai commencé par écouter le titre Wasting My Young Years qui m’a, dès la première écoute, donné des frissons. La voix vous transporte, vous prend par la main et invite à en découvrir davantage.
Leur univers est doux, une bande son de fin de journée, que l’on déguste tranquillement, allongé sur son canapé, un verre de vin à la main, en fermant les yeux et en se laissant aller aux notes, aux différents rythmes et à la délicatesse de la voix.

Je vous laisse apprécier…





Si vous voulez voir ou revoir leur prestation en live, au Grand Journal, le 16/09/13 C'est par ici... <3

Ombline, de Stéphane Cazes.

mercredi 11 septembre 2013



Un peu après la bataille (je ne l’avais pas remarqué à sa sortie au cinéma), grâce à un article dans Télérama, j’ai regardé hier soir le magnifique film de Stéphane Cazes, Ombline.
En prison, une jeune femme donne naissance à un petit garçon et a la possibilité de le garder avec elle 18 mois. Elle se battra ensuite, malgré les nombreux obstacles, pour pouvoir conserver son droit de visite.
Mélanie Thierry est juste dans son interprétation, abrupte, à fleur de peau, si touchante.
Ce film est très humain, positif, il fait du bien. Je dois dire que ça faisait très longtemps que je n’avais pas ressenti ce panel de sentiments au cinéma. 
Il m’a touchée en plein cœur. 

"Jeune & jolie" de François Ozon

mardi 27 août 2013

Jeune & jolie est filmé avec finesse, intelligence et délicatesse. Son sujet peut dérouter voire décourager au premier abord. Mais plus que la prostitution, le propos se concentre sur le mystère de l’adolescence, les chemins que l’on emprunte, les choix que l’on fait au cours de cette période charnière et transitoire. Son héroïne est sublime, magnifiquement interprétée par Marine Vacth et si justement scrutée par la caméra de François Ozon. Il lui donne une très grande intensité. On ne la comprend pas, mais on ne la juge pas non plus. On l’accompagne. Sa famille, ses amis, ses clients, son psy etc. Plusieurs passages me restent en tête, la soirée avec ses amis où elle flotte comme absente, ses retours en métro, et la scène finale... Les personnages secondaires sont brillants. Un film d’une parfaite maitrise du début à la fin et surtout d’une grande beauté. 

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