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Tout s'est bien passé, Emmanuèle Bernheim.

vendredi 16 août 2013


J’aime la littérature française. On me demande souvent pourquoi… Les auteurs français s’apitoient sur leur sort, se regardent le nombril etc. etc. Eh bien, j’adore les nombrils. Je suis extrêmement curieuse, les moindres détails m’intéressent. Apprendre à connaitre des personnages, leur quotidien à travers leurs émotions m’inspire. Ce sont les livres les plus contemplatifs qui me plaisent et me touchent le plus finalement.
La semaine dernière, j’ai passé quelques jours à la plage. J’avais peur de m’ennuyer sur le sable chaud, l’eau n’étant pas vraiment mon élément. J’ai donc embarqué dans mes valises « Tout s’est bien passé » d’Emmanuèle Bernheim. J’étais bien dès les premières pages avec ce roman. L’auteur nous raconte dans un style épuré, sans fioriture, le terrible dernier souhait de son père. Il lui demande de « l’aider à en finir… » après un AVC qui l’a beaucoup diminué.  Pas d’inquiétude, nous ne sommes pas dans le mélo, ce livre n’est pas triste, il est fort. J’ai particulièrement aimé l’amour que dépeint l’auteur pour sa sœur, Pascale, qui l’épaule dans cette épreuve. Elle lui dédie d’ailleurs le roman. Une histoire de famille non conventionnelle qui vaut le détour.
La Grande Librairie

Ecoute la pluie, Michèle Lesbre.

jeudi 6 juin 2013





Ce livre est une merveille, une errance touchante, une remise en question, un ébranlement intérieur. ..
Michèle Lesbre a les mots pour vous atteindre, vous caresser, vous effleurer, laisser une trace...
On lit ce livre d’une traite, sans pause, sans se retourner. On accompagne notre héroïne dans son cheminement personnel, on lui tient la main, frissonne et respire avec elle.
J’ai ouvert ce roman par hasard, choix des libraires de La Machine à Lire de Bordeaux, je me suis penchée sur l’objet, tout d’abord pour sa maison d’édition, Sabine Wespieser, que je trouve sublime, puis pour le mot du libraire…
Je l’ai ensuite commencé dans le métro parisien, l’écrivain Françoise Dax-Boyer m’a accostée pour me déclarer son amour pour ce remarquable roman entre deux stations. Une singulière rencontre qui m'a fait du bien car j'aime les conversations improvisées, ces instants qui nous font sourire.
Tout ça pour dire, qu’il y a quelque chose autour de ce roman, un mélange de splendeur et de sincérité que l’on a envie de partager car on ne ressort pas indemne de ce genre de littérature, rien ne se passe mais tout se ressent. 





Chronique d'hiver, Paul Auster (Winter Journal)

lundi 13 mai 2013


Je viens de terminer le très beau roman de Paul Auster, Chronique d'hiver.
Il nous livre une sorte de bilan de sa vie, comme un journal, à la troisième personne du pluriel ce qui, au départ, m'a déstabilisé mais qui donne, au fil des pages, de l'ampleur au récit. 
Paul Auster m'a toujours intrigué, je l'ai découvert lors d'un salon du livre parisien, j'avais assisté, par hasard, à une conférence où il intervenait. Ses mots m'avaient captivé. 
J'adore connaître les détails du quotidien de chacun, regarder, observer, imaginer... Ici, l'auteur nous laisse entrer dans son intimité, celle de son corps (un peu à la façon du Journal d'un corps de Daniel Pennac), qui reflète au final ce qu'il y a de plus personnel chez lui, comme ses sentiments ou ses angoisses les plus profondes. A travers des anecdotes, ll nous parle de lui, de son histoire, de ses doutes, de ses échecs, de ses réussites, du temps qui passe, de sa femme (l'écrivain Siri Hustvedt) qui a changé sa vie. La beauté de leur rencontre et la force de leur relation, autant intellectuelle qu'affective me touchent. 

Paul Auster est un grand écrivain, j'avais hâte de le retrouver chaque soir, je me sentais bien avec ses confidences.   

Siri Hustvedt et Paul Auster


L'étranger, Albert Camus.

samedi 27 avril 2013



Je n’avais jamais lu ce grand classique de la langue française… Un ami, m’a fortement conseillé de m’y plonger lorsque je lui fis cette confession.
Tu verras, m’a-t-il dit, tu n’en sortiras pas indemne. Et ne sois pas surprise, a-t-il précisé, la forme illustre le fond.
Il voulait parler de l’écriture à la fois simple, épurée, comme distante du propos.
Le narrateur est, lui aussi, comme détaché de sa vie, de ses actes… Du moins, on le croit. Il est, en réalité, en phase avec le présent, il vit le moment, sans calcul ni bavardage, il avance tout simplement un pied devant l’autre, comme en méditation permanente, libre.
Il va être jugé par ses pairs au sens propre comme au figuré, il va être désigné comme un coupable mais d’une certaine manière il sera la victime du carcan sociétal.
J’ai été particulièrement happée par le force de vérité de ses pensées, attendant la mort dans sa cellule en regardant le ciel. « Devant cette nuit chargée de signes et d’étoiles, je m’ouvrais pour la première fois à la tendre indifférence du monde. De l’éprouver si pareil à moi, si fraternel enfin, j’ai senti que j’avais été heureux, et que je l’étais encore. »

Un livre court mais fort de sens, à lire et à relire.  




Mitsuba

mercredi 12 décembre 2012




Si vous voulez passer un beau moment, tout en finesse, pendant votre trajet de bus, métro, tram, train ou avion, embarquez avec vous ce joli poche. Il vous entrainera au cœur de la culture japonaise, dans un histoire de déchirement entre le devoir et les sentiments. 
Une écriture fluide, ponctuée de courts chapitres, peu de pages, mais un roman que l’on dévore et que l’on ne quitte que lorsqu’il se termine.


Un livre qui sera, certes, vite oublié, mais qui aura eu, j’en suis sûre, le pouvoir de sublimer votre voyage.    

Roman à clefs...

lundi 29 octobre 2012


Alize Meurisse

Poétiques et inspirants ces quelques passages du roman d’Alize Meurisse : 

« J’aimerais pouvoir me dissoudre en un poème »

« On devient insensibles par souci d’idéal, on passe à côté de la vie pour les beaux yeux d’un rêve »

« On ne mérite jamais un cadeau, l’amour  n’est ni acheté, ni mérité.
Aujourd’hui, cette anecdote me rappelle cette phrase de Nietzsche : Les gens qui nous donnent leur pleine confiance croient par là avoir le droit sur la notre. C’est une erreur de raisonnement ; des dons ne sauraient donner un droit. »

« Il faut aimer la vie et l’aimer même quand elle fait mal. Parfois, y’a rien de plus exaltant que de pleurer tout le chagrin de son corps en écoutant des chansons tristes. Et c’est pas d’la complaisance, non, c’est une acceptation dans l’instant, d’une tristesse qui submerge tout. 
Au contraire on peut pousser l'amour de la vie jusqu'à l'amour des larmes sincères. »

« The only way of knowing a person is to love them without hope » Walter Benjamin


Cinquante nuances de Grey...

jeudi 25 octobre 2012




Alors là, que dire… Tout d’abord, que j’ai acheté ce livre par curiosité comme tout le monde je pense. Avec néanmoins un peu de mépris pour cette littérature facile et en ayant la prétention que ce n’était pas tout à fait pour moi… Que je me plaçais un peu au dessus du lot de ces millions de femmes qui se sont prises de passion pour cette love story érotique.

Je dois avouer que j’ai commencé le premier tome et ne l’ai plus lâché pendant trois nuits. Pourtant la recette est plutôt digne d’une sitcom de bas étage ; une jeune fille peu sûre d’elle tombant amoureuse d’un homme, un peu plus âgé, sûr de lui, magnifique, charismatique, très riche et chef d’entreprise. Ce qui pimente le tout c’est qu’il est adepte de pratiques quelque peu déviantes et qu’il va initier sa conquête au sadomasochisme. Certes, ça ne vole pas très haut, l’écriture n’est pas merveilleuse et je déteste quand un personnage se parle à lui-même comme dans ce roman où la protagoniste ne cesse de faire parler sa conscience, il m’a donc suffit de sauter ces petits passages exaspérants afin qu’ils n’altèrent pas le plaisir de ma lecture.  
Et bien ça a marché pour moi, ce livre m’a fait de l’effet…

J’en ai conclu que cet auteur inconnu sait faire plaisir au lecteur et amener l’intrigue là où l’on veut qu’elle aille. Je suis un peu déçue de moi d’être tomber dans le panneau. Car j’attends, les deux prochains tomes… Ce n’est pas une lecture qui restera gravée dans ma mémoire comme certaines merveilles de la littérature. Je pense que c’est un très bon et « trop » facile divertissement mais qui, dès le départ, n’avait pas la prétention d’être un chef-d’œuvre. A nous de signer le contrat ou pas… 

Sur les empreintes de...

dimanche 14 octobre 2012



Je viens de visionner en « replay » sur Pluzz le magazine Empreintes de France 5 que Télérama conseillait cette semaine sur Amélie Nothomb.
Je ne suis pas une fan inconditionnelle de ses romans même si j’avoue avoir été touchée par ceux inspirés de son enfance et adolescence.
Justement, ici, la caméra la suit à travers le Japon de sa jeunesse.
Je dois dire que j’ai été scotchée par ce reportage, par l’authenticité de cet écrivain (que nous avons l’habitude de voir se cachant derrière un personnage), la beauté de ce pays et la richesse de son propos.

Un documentaire tout en délicatesse que je conseille très fortement. 

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